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"Après Babel, traduire"

C'est le titre de la dernière expo du MUCEM (Marseille) réalisée par Barbarin Cassin, philologue et philosophe. Jusqu'au 20 mars.

Ces quelques lignes serviront de contrepoison aux conceptions, finalement bien étroites de Luis von Ahn.

L'expo veut illustrer l'abîme qui séparera toujours deux langues et deux cultures. La traduction se définit comme le "savoir-faire avec les différences". A condition de ne pas la considérer comme un simple mécanisme qui permettrait de changer un mot pour un autre, comme prétend le faire la traduction automatique à réserver au "globish" (global English), qui n'est pas une langue de culture, ni même une langue nationale.

La différence entre deux langues n'est pas un obstacle mais un besoin. Et c'est une chance, car la langue est plus qu'un moyen de communication, c'est une vision du monde. La tour de Babel a sauvé l'humanité d'une uniformité triste et dangereuse.

Trois parties pour étayer cette réflexion :

  1. "Babel, malédiction ou chance : politiques de la langue" : les "barbares" avaient-ils une "vraie" langue ?

  2. "Les flux et les hommes" : rôle central de la Méditerranée dans la circulation des grands textes entre les civilisations grecques, latines, arabes, puis germaniques et orientales.

  3. "Traduisible/intraduisible" : tout ce qui se perd et se gagne quand on glisse d'une langue, d'une culture à l'autre, et que l'on fait le constat des mots qui nous manquent. C'est à partir des autres langues qu'on comprend la sienne.

Conclusion : "cette expo fait comprendre que l'on s'enrichit aussi, surtout, de ne pas tout à fait se comprendre".

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il y a 1 an
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